(communiqué de presse de l'Association Osez le féminisme)

Communiqué de presse

12 novembre 2013

 

Le jeudi 7 novembre, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a remis au gouvernement son rapport sur l’accès à l’IVG. Parmi ses recommandations figurent notamment  la suppression du délai de réflexion obligatoire de 7 jours et la fin d’une « clause de conscience » spécifique pour les médecins. Le Haut conseil préconise également de supprimer dans la loi la référence à une « situation de détresse » pour la remplacer par une formule neutre à l'égard des motivations qui conduisent les femmes à recourir à l'IVG. Il recommande la mise en place d'un moratoire sur la fermeture des centres IVG, ainsi que l’application de la loi qui impose à tous les établissements hospitaliers disposant d’un service de gynécologie ou de chirurgie de pratiquer l’IVG.Parallèlement, la proposition de généraliser le statut de praticien hospitalier à tous les médecins pratiquant l’IVG doit être saluée.

Osez le féminisme ! salue ce rapport ambitieux. Depuis plusieurs années, l’ensemble des mouvements féministes s’inquiète de voir l’accès à l’IVG restreint par la fermeture des services qui la pratiquent : 130 établissements ont fermé entre 2000 et 2011, ce qui représente près de 50% des établissements privés ! Cette situation est inacceptable. L’IVG doit être pleinement reconnue comme un droit, et non comme une dérogation : alors que plus d’une femme sur trois y aura recours durant sa vie, il est temps que l’avortement soit considéré comme un acte qui fait partie de la vie des femmes. Les femmes doivent cesser d’être considérées comme des irresponsables qui ne sont maîtresses ni de leurs décisions, ni de leur propre corps. Elles doivent pouvoir faire le choix d’une IVG sans avoir à se justifier ni craindre d’être stigmatisées.

 Nous invitons les parlementaires à s’emparer de ces mesures pour les introduire dans une proposition de loi, ou dans le cadre de la loi égalité. Nous appelons également le gouvernement, en particulier le ministère de la santé et le ministère des droits des femmes, à se saisir de ce rapport au plus vite, afin que l’IVG soit enfin un droit pleinement reconnu et accessible à toutes.

Contact presse : Claire Serre-Combe : 06 81 87 31 14