OLF63 était invitée à intervenir par l'Union des Etudiants Communistes (UEC) dans le cadre de le semaine de la pensée marxiste autour du thème : La crise un phénomène qui se conjugue au féminin. L'enjeu était de dresser un état des lieux et de donner des éléments de base pour appréhender la deuxième intervention, asusrée par Cyril Cineux du PCF. OLF63 remercie l'UEC pour leur accueil et salue leur volonté de dénoncer le sexisme et les inégalités.

 

La crise, un phénomène qui se conjugue au féminin

 (par Stéphanie)

 

Pourquoi la crise impacte-t-elle plus facilement sur les femmes ? Parce que la population féminine est une population déjà plus fragile.

Je vais m'attacher à vous présenter les grandes lignes de cette fragilité, afin de mieux comprendre les effets de la crise et les enjeux des politiques publiques mises en place ou à mettre en place.

Attention l'enjeu n'est pas ici de dire qu'il faut ramener la situation des hommes à celle des femmes mais au contraire qu'il faut remonter la situation des femmes à celle des hommes.

 

Rappelons avant tout que les femmes représentent 51,6% de la population française.

Or on constate qu'elles sont plus touchées par la précarité et les injustices sociales, que leur situation est plus précaire.

 

 

Qu'est-ce que la précarité ?

 

Les chiffres de la précarité : la pauvreté c'est 964€/mois/personne seule

=> 8,6 M de pauvres en France dont 4,7 M de femmes (soit près de 55%)

D'après la Commission du dictionnaire de l'Académie française (on appréciera la composition : 3 dames pour 8 messieurs) il s'agit de

  • caractère de ce qui instable, incertain

  • connaître des difficultés matérielles compromettant l'insertion dans la société.

En ce qui concerne les sciences sociales on parlera de « forte incertitude de conserver ou récupérer une situation acceptable dans un avenir proche. »

Or justement les femmes connaissent plus facilement ces difficultés à s'insérer dans la société.

 

 

Comment ?

 

Par leur accès et conditions d’emploi d’abord.

 

La précarité c’est aussi ne pas pouvoir être autonome or l’autonomie passe par l’emploi. Et il se trouve que les conditions d’emploi des femmes sont très symptomatiques et révélatrices de la place des femmes dans la société.

 

On accède à un emploi par un parcours, ce parcours permet d’acquérir une situation, d’évoluer (ou non) et pose le terreau de ses vieux jours (retraite).

Par le biais de l’emploi on peut voir quelle image, quelle éducation, quelles possibilités et quelles opportunités on donne aux femmes.

 

 

Je ne sors pas mes chiffres de la cuisse de Jupiter mais

  • des données de l’INSEE,

  • rapport de 2013 du CESE sur les femmes et la précarité

  • rapport du Secours Catholique 2008 sur la pauvreté des femmes

  • rapport 2009-2010 de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

  • rapport de décembre 2013 de Séverine Lemière (économiste) sur l’emploi des femmes

  • statistiques de l'Education Nationale sur l'égalité filles-garçons à l'école (édition 2013)

 

Ces sources sont conusltables ici

 

 

 

Quelques données de base sur l'emploi

 

67% des femmes de 15/64 ans sont actives soit 48% des actifs

  • les hommes sont 52% des actifs alors qu’il représentant 49% de la population

 

1,5 millions de sous emploi => ¾ occupés par des femmes

70% des travailleurs pauvres sont des femmes

82% des temps partiels sont occupés par des femmes => 1/3 affirme vouloir travailler plus

quand 30% des femmes actives travaillent à temps partiel ce sont 7% des hommes actif qui le font => place et pression de la sphère domestique et familiale.

 

les femmes ont moins accès au CDI que les hommes

 

retraite est plus basse, en matière de reversement direct : quand un homme touchera, mais ce n'est qu'une moyenne, 1.657€ une femme en touchera 879€,

 

Ce sont des chiffres, qu'est-ce que ça veut vraiment dire ?

 

 

Travail à temps partiel

 

On a dit que 82% des temps partiels sont occupés par des femmes => 1/3 affirme vouloir travailler plus

Presque 1/3 femmes travaille à TP

quand 30% des femmes actives travaillent à temps partiel ce sont 7% des hommes le font

notons que la part de temps partiels dans la population active à presque doublé.

 

Le temps partiel « subi » est généralement identifié (par l’Insee ou Eurostat par exemple) par la proportion de personnes déclarant travailler à temps partiel faute d’avoir trouvé un emploi à temps complet.

 

pourquoi ? Pourquoi les femmes sont elles plus souvent à temps partiel ?

  1. car elles auraient un rôle domestique et maternel à assumer

33,9% des femmes déclarent travailler à temps partiel pour pouvoir s’occuper de leurs enfants ou d’un autre membre de la famille (6,9 % des hommes).

Pour les femmes, le nombre d’enfants à charge et leur âge sont des facteurs déterminants du travail à temps partiel, ce qui n’est absolument pas le cas pour les hommes. L’effet existe essentiellement à partir de deux enfants et est particulièrement marqué lorsque le plus jeune des enfants a moins de 3 ans. Néanmoins, soulignons que 30% des femmes n’ayant pas d’enfant de moins de 18 ans à charge sont tout de même à temps partiel !

  1. car elles gagnent moins que leur conjoint, que les hommes en général

  2. car leur évolution de carrière est plus compromise

  3. par la nature des métiers des femmes

c’est en particulier dans les secteurs des autres activités de service (particuliers employeurs, associations…), de l’éducation-santé-action sociale, de l’hébergement et de la restauration ou encore des activités scientifiques et techniques (englobant les activités de nettoyage) que la probabilité d’être à temps partiel « subi » plutôt qu’à temps complet est nettement supérieure

 

Or justement un travail à temps partiel apporte une baisse de revenus, une baisse de cotisation retraite et des difficultés pour les évolutions de carrière. On tourne en rond.

 

 

Écart salarial

 

Une loi de 1972 a posé le principe de l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour un travail égal ou de valeur égale.

 

Le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes porté par le ministère des droits des femmes a été examiné en première lecture à l'Assemblée Nationale le 28 janvier.

Il a eu besoin de réaffirmer le principe de non discrimination sexuelle au travail. !

Car à temps plein, les hommes gagnent toujours 16 % de plus que les femmes. Tous temps de travail confondus, l’écart est de 31 %.

 

Le salaire mensuel net moyen des hommes est de 2.263 euros pour un équivalent temps plein, celui des femmes de 1.817 euros (données 2010). Les hommes perçoivent donc, en moyenne, un salaire supérieur de 25 % (en équivalent temps plein) à celui des femmes. Ou, ce qui revient au même, les femmes touchent en moyenne 80 % du salaire des hommes, donc inférieur de 20 %.

L’écart mensuel moyen est de 446 euros, soit presque un demi Smic.

 

Plus on progresse dans l’échelle des salaires plus l’écart entre les femmes et les hommes est important, les premières étant beaucoup moins nombreuses dans le haut de l’échelle.

 

Ainsi, si une partie des écarts de salaire horaire entre femmes et hommes, « toutes choses égales par ailleurs », est assimilable à de la discrimination salariale, de nombreux éléments explicatifs de l’écart salarial total (27%) sont aussi le résultat de phénomènes discriminatoires : moindre accès aux primes, aux emplois les plus rémunérateurs, à des temps complets, soupçon de maternité…

 

Les revenus mensuels du travail à temps partiel sont bien souvent très bas parce qu’ils correspondent à des emplois peu ou pas qualifiés et donc mal rémunérés

L’étude de la DARES montre que les deux-tiers des salariés à bas salaire sont des femmes. En effet, plus fréquemment à temps partiel, plus nombreuses que les hommes dans les services aux particuliers et le social, elles perçoivent plus souvent des bas salaires que leurs collègues masculins (27 % contre 10 % des hommes).

 

Les différences de salaires sont perceptibles sur du postes et mission identiques mais repose aussi pour beaucoup sur la nature des emplois des femmes.

 

 

Types d'emplois

Si les femmes sont davantage salariées (7,8% des femmes en emploi ne sont pas salariées contre 15,2% des hommes), elles sont moins souvent intérimaires mais davantage en CDD et elles se répartissent très différemment des hommes selon les secteurs d’activité.

 

Elles sont dans plus de 25% des cas dans la fonction publique, qui ne concerne que 14,3% des hommes.

 

Seuls 17 % des métiers, représentant 16 % des emplois, peuvent être considérés comme mixtes, c’es -à-dire comportant entre 40 % et 60 % des deux sexes.

 

Si l’on opère une distinction entre emploi dit qualifié et non qualifié, on observe que les femmes constituent un peu moins de 40% des effectifs des ouvrier-e-s non qualifiés et 80% des employé-e-s non qualifié-e-s Au total, elles occupent environ deux fois plus souvent que les hommes des postes non qualifiés.

 

En lien avec les catégories socio-professionnelles des femmes et des hommes, les salariés ayant plusieurs employeurs sont très majoritairement des femmes (85%), exerçant les métiers pas ou peu qualifiés d’assistantes maternelles, d’aides à domicile ou d’employées de maison.

 

Attention les différents dispositifs d'emplois aidés, financés par l'Etat mais aussi par les collectivités, encouragent le recours à des temps partiels ou des CDD, dans des secteurs très féminisés.

 

En 2010, on compte en particulier plus de 95 % de femmes dans trois métiers peu qualifiés de services aux particuliers (assistantes maternelles, aides à domicile, employées de maison) et plus de 70 % parmi les agents d’entretien (catégorie qui emploie le plus de femmes : 870 000 salariées) et les employés du commerce.

 

Dans les métiers où les femmes sont surreprésentées, la proportion de celles qui travaillent à temps partiel est le plus souvent supérieure à la moyenne. Cette modalité est particulièrement développée chez les employés de maison (79 %) les aides à domicile (68 %) et les agents d’entretien (47 %). Dans ces trois métiers, entre 20 % et 25 % des femmes se déclarent en situation de sous-emploi, le temps partiel subi y étant très fréquent.

 

Au total, selon la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (DARES) du ministère du Travail, la probabilité qu’une personne en emploi soit sur un poste d’employé ou d’ouvrier non qualifié est 2,1 fois plus forte pour une femme que pour un homme en 2010, alors que ce rapport n’était que de 1,8 au début des années 1980. Cet écart et cette segmentation entre métiers féminins et masculins devraient persister selon les études prospectives réalisées conjointement par la DARES et le Centre d’analyse stratégique (CAS).

 

Lorsque le temps partiel est subi, les horaires sont généralement d’une grande instabilité, voire atypiques.

 

Dans les services de nettoyage, les femmes ont souvent des durées de travail courtes et cumulent plusieurs employeurs ou plusieurs lieux d’emploi. Dans l’hôtellerie et la restauration, la saisonnalité des activités conduit à une grande diversité des contrats et des horaires. Dans la grande distribution, ces derniers sont irréguliers et l’amplitude journalière est d’autant plus grande que l’on intègre les interruptions de service, en général trop courtes dans les grandes villes, pour regagner son domicile.

 

Dans le secteur des services à la personne, les horaires sont souvent atypiques, ainsi que le soulignait le rapport du Conseil économique et social présenté par Yves Vérollet, en 2007, sur Le développement des services à la personne : plus de la moitié des aides à domicile travaillent le samedi « habituellement ou occasionnellement » et plus d’un tiers travaille également le dimanche.

 

=> nécessité d'avoir recours à des modes de garde

 

 

La question de la formation

 

l'école

 

Le niveau de formation des filles s’est fortement accru au cours des dernières décennies. Rappelons, qu’aujourd’hui, elles représentent plus de 58% des bacheliers généraux, presque 64% des diplômés de licence et 56,6% des titulaires d’un master. Néanmoins, les différences de spécialité persistent : à peine 31% des diplômés des écoles de commerce et d’ingénieurs sont des femmes, 19,7% des BTS ou DUT de production. La progression des niveaux d’éducation féminins ne s’est donc pas accompagnée d’une généralisation de la mixité des filières dont on aurait pu attendre une plus grande mixité des métiers.

 

En premier lieu, les filles réussissent nettement mieux que les garçons à l’école. Elles connaissent moins de difficultés scolaires,elles poursuivent des études plus longues et plus de 45% d'entre elles obtiennent un diplôme d’enseignement supérieur contre 37 % seulement des garçons.

 

Cette réussite scolaire des filles ne se traduit toutefois pas encore dans l’orientation et le choix des spécialités. En 2011, les filles ne représentent que 40 % des élèves des terminales

scientifiques, un mince progrès : elles étaient 38 % en 2005. Quand ils se jugent très bons en mathématiques, 8 garçons sur 10 s’inscrivent en série S. Dans la même situation, seules 6 filles sur 10 effectuent la même démarche.

 

Les filles réussissent mieux que les garçons dans le cadre scolaire mais les elles vont vers des filières moins rentables, moins prestigieuses et sur des postes qui ont moins de pouvoir. Les hommes vont vers des postes avec salaire + élevé et + responsabilité.

 

Or pourquoi  ce paradoxe ? C’est en partie dû à l’image qu’ont les élèves d’eux-mêmes et cette image est notamment construite autour des stéréotypes de genre. Cf notre article sur les stéréotypes : ici

La fille (enfant) est considérée comme ayant autant de compétences en maths que le garçon (enfant) alors que la femme (adulte) est considérée comme ayant moins de compétences en maths que l’homme (adulte) => les collégiens en perçoivent pas pareil les adultes et les enfants.

 

Stéréotypes : => perte de confiance => désintérêt => baisse de performance => alimentation du stéréotype

 

Stéréotype de genre amène du malaise et des difficultés pour les filles (moins pour les garçons). Si on fait en sorte que le contexte de genre ne s’applique pas, alors il y a les mêmes réussites entre filles et garçons.

 

Le stéréotype devient vrai par l’acquis, pas par l’inné. A force de le dire les gens deviennent comme ça et donc prouvent la pseudo véracité du stéréotype. Il n’est pas vrai à la base mais on l’entretient et on lui donne une réalité

 

 

formation tout au long de la vie

 

Les contraintes familiales accentuent encore les disparités entre hommes et femmes. Non seulement réorganiser sa vie personnelle pour suivre une formation est une nécessité deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, en particulier pour celles qui ont de jeunes enfants de moins de 6 ans, mais cette contrainte pèse plus lourdement lorsqu’elles travaillent à temps partiel : elles doivent alors se réorganiser dans 27 % des cas contre 17 % pour celles à temps complet.

 

D’autres freins interviennent par ailleurs : une précédente étude de notre délégation sur Les femmes face au travail à temps partiel20 avait souligné que les intéressées étaient souvent peu enclines ou se heurtaient à la réticence voire au refus de leur conjoint pour suivre des formations se tenant en fin de journée ou impliquant un déplacement voire une absence. Les conditions d’emploi elles-mêmes peuvent constituer un obstacle : comment une salariée, soumise à des séquences de travail de courte durée avec des horaires qui changent chaque semaine et ayant le cas échéant plusieurs employeurs, peut-elle s’engager dans une formation ?

 

 

 

Le RSA

 

Le RSA rend soutenable financièrement des situations dans lesquelles le conjoint seul travaille et où sa conjointe prend en charge les tâches familiales. De la même manière, il permet à des personnes isolées, essentiellement des femmes, d’occuper des emplois très faiblement rémunérateurs.

 

Les femmes bénéficiaires majoritaires des aides sociales, dont le RSA et toutes les prestations familiales car elles sont majoritaires à la tête des familles.

 

 

Familles monoparentales

 

33% des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté et 9/10 des familles monoparentales sont celles de mères.

  • 1/5 enfant vivrait dans une situation de pauvreté dont la moitié dans une famille monoparentale

 

40% des pensions alimentaires ne sont pas versées => l'Union nationale des associations familiales appelle ça un sport national. (Expérimentation prise en main versement par la CAF, généralisé en 2017).

 

Or en temps de crise on aura tendance à vouloir toucher aux aides familiales : les femmes en sont les principales bénéficiaires

 

 

Congé parental

 

aujourd’hui : 97% des congés parentaux sont assumés par les femmes

3% de papas, enjeu nouvelle loi : atteindre 20%

 

Il apparaît surtout que les mères les moins qualifiées et les moins rémunérées optent le plus souvent pour un congé parental total long (3 ans) et que leur probabilité d’être en emploi à son issue diminue sensiblement. Ainsi, en dépit du cadre protecteur du congé parental qui garantit le retour dans l’entreprise, un tiers des femmes occupant un emploi contraignant et peu valorisant ne reprennent pas leur activité au terme du congé parental.

 

 

Femmes immigrées

 

Au sein de la population immigrée, les femmes représentent en 2010 près de 45 % de la population active (contre 48 % pour des non immigrées) mais être d’origine étrangère renforce les facteurs de précarisation de l’emploi et accroît fortement, notamment pour les femmes, les risques de se retrouver au chômage, à temps partiel ou en CDD. Le taux de chômage des femmes immigrées24 est en particulier sensiblement plus élevé que celui des

 

Définition de la population immigrée selon l’INSEE : personnes nées étrangères à l’étranger et résidant en France. Cette population comprend donc en partie des personnes qui, depuis leur arrivée, ont acquis la nationalité française. À l’inverse, elle exclut les étrangers nés en France. non-immigrées, 17,5 % contre 9,7 % en 2010

 

Femmes handicapées

 

les femmes reconnues handicapées sont moins actives que leurs homologues masculins. Ceux-ci sont par ailleurs beaucoup plus souvent en emploi en milieu ordinaire (55 %) que les femmes (45 %)

 

 

 

 

 

 

=> Pourquoi ces disparités ?

 

  • un problème de formation et de débouchés pour les filles

  • le rôle domestique que l'on assigne aux femmes 

l’arrivée d’un enfant est plus souvent liée à des ruptures de trajectoires pour les femmes, cet effet étant croissant au fil des naissances. Suite à une première naissance, les changements sont assez divers : démission ou arrêt d’activité, congé parental à temps plein, changement d’emploi, temps partiel, chômage. Suite à une deuxième ou une troisième naissance, une plus grande proportion de femmes ont pris un congé parental ou un temps partiel. Au fil des naissances, se creusent donc les écarts de carrière entre hommes et femmes.

  • concept de plafond de verre : le plafond de verre est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années 1970 pour désigner l’ensemble des obstacles que rencontrent les femmes pour accéder à des postes élevés dans les hiérarchies professionnelles. La métaphore, si elle n’explique pas le phénomène, a au moins le mérite d’être parlante : tout se passe comme si un plafond invisible empêchait les femmes de grimper les échelons

  • la notion de revenu complémentaire : la femmes apporte un revenu complémentaire, facultatif, un petit peu de beurre dans les épinards du foyer. On a vu, dans le cadre de plan de licenciements, privilégier le licenciements de femmes qu'ons avait mariées au bénéfice d'hommes.

Une étude publiée par l’INSEE en mars 2011 sur le thème Couple, famille, parentalité, travail des femmes montre le chemin que les mentalités doivent encore parcourir en France pour que le travail des femmes soit reconnu à égalité avec celui des hommes. Cette étude révèle qu’une personne interrogée sur quatre (hommes et femmes regroupés) pense qu’en période de crise économique, les hommes devraient être prioritaires pour trouver un emploi, avec tout de même une différence selon les générations : cette priorité est approuvée par 50 % des 75-79 ans et seulement 10 % des 20-24 ans.

Il demeure néanmoins que le chômage féminin reste aux yeux de la société moins grave et moins préoccupant que sa version masculine.C’est pourtant une cause majeure de précarité, y compris sous sa forme déguisée d’extension du sous-emploi, à laquelle les politiques publiques ne prêtent pas assez attention.

  • Sexisme, tout simplement.