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Dimanche 25 mai nous nous rendrons aux urnes pour élire les eurodéputé-e-s.

OLF63 a déjà rencontré des représentant-e-s de 3 listes : EELV, FDG et PS. Nous avons également adressé à 23 des 25 listes candidat-e-s un questionnaire élaboré par nos collègues OLF31.33.34 sur les positions sur les droits des femmes dans le cadre européen. Nous publierons sur ce blog des réponses de chaque liste ayant pris le soin de compléter ce questionnaire.

 

Ont répondu :

  • Démocratie Réelle
  • Féministes pour une Europe solidaire
  • Parti fédéraliste européen
  • Front de gauche
  • Lutte ouvrière
  • Europe démocratie esperanto
  • Europe écologie les verts
  • Parti pirate

 


 

Réponse de Démocratie Réelle

 

En tant que candidat Démocratie Réelle, nous n'avons pas de positions ni d'opinions à afficher. Nous ne sommes pas un parti, nous ne proposons pas de programme, seulement de représenter l'opinion exprimée à la majorité par les citoyens, quels que soient les sujets sur lesquels ils auront eu à se prononcer et indépendamment de nos propres opinions personnelles.
 
Je vous invite à visiter notre site et à lire la charte que nous avons tous signé, nous engageant à ne jouer que ce rôle d'émissaires, et non de faiseurs d'opinions.
 
Vous nous excuserez donc de ne pas remplir votre questionnaire, tout comme nous ne répondrons pas aux questions d'opinions, aussi intéressantes fussent-elles à titre individuel.

 

Réponse de Fémnistes pour une Europe solidaire 

  • Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la « clause de l'Européenne la plus favorisée » ? oui/nonOUI

  Violences faites aux femmes

  • Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée? oui/non OUI

  • Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles? oui/non, je souhaiterais, avant de parler d'alourdir les peines, que celles ci soient déjà appliquées comme le prévoit la loi, au niveau Français, il faut donc pour cela continuer à dénoncer le déni et la banalisation de ces questions dans l'ensemble de notre société et en particulier dans le traitement médiatique qui en est fait. Ensuite, il faut prendre en charge les victimes, (hébergements spécifiques, accompagnement) mais aussi les auteurs, (prise en charge psy) aujourd'hui la prison française est une école de la récidive.

  • Sur ces questions, ce qui se jouent au niveau Européen, c'est la définition même du viol et de l'agression sexuelle. En effet, chaque pays membres n'en a pas la même définition, par exemple certains reconnaissent le viol conjugal, d'autres non. Il faut évidemment s'appuyer sur la convention d'Istanbul pour harmoniser la définition pénale de ces deux actes au niveau Européen, puis porter ces questions au niveau des différences conférences mondiales qui sont à venir d'ici la fin de 2015.

 L’abolition de la prostitution

  • Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ? oui/non OUI

  • Que proposez-vous pour agir en ce sens ? Tout d'abord, il faut faire reconnaître la prostitution comme une violence faîtes aux femmes, car bien qu'il y ait des hommes qui se prostituent, ce sont les femmes qui représentent la majorité des personnes en situation de prostitution. C'est un premier pas que cette reconnaissance au niveau de l'UE. Ensuite il faut que l'UE prenne une position clairement abolitionniste, en poussant sur la question de la responsabilité du client prostitueur dans l'exploitation des personnes prostituées et donc sa responsabilisation par sa pénalisation. Il est nécessaire d'harmoniser cette question, tout d'abord au niveau Européen, car si la France adopte la loi « abolitionniste » en cours de discussions au Sénat, il est probable que nous repoussions les clients prostitueurs à nos frontières (allemandes et espagnoles par exemple). Il faut donc là aussi une harmonisation de la législation. Sachant qu'il faudra là aussi en faire un véritable sujet de décision dans les conférences mondiales à venir.

 Les droits génésiques et reproductifs

  • Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou tout rapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes? oui/non OUI

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté? Parce que c'était un rapport fondamental pour avancer sur les droits fondamentaux des femmes liées à la maîtrise de leurs fécondités et à leurs choix ou non de faire un enfant ! Si nous sommes élu-e-s, nous ferons d'ailleurs inscrire le droit à l'IVG gratuit et sécurisé dans la charte des droits fondamentaux de l'UE.
    Il n'a pas été adopté car la majorité actuelle du parlement n'est pas « clairement progressiste » en matière de droits des femmes, et que les lobbies catholiques, anti choix … ect ont une oreille attentive de ces mêmes députées. De plus il n'y a pas eu d'alerte sur les risques qu'encouraient l'adoption de ce rapport auprès des mouvements féministes, qui n'ont aussi pas assez fait de veille sur ce sujet. Il nous faut donc être en capacité d'alerter l'opinion sur ce genre de régressions, afin que ces propositions soient soutenues par le biais de la pression populaire, le lobby du peuple européen avant tous les autres.

  • Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes ? oui/non OUI

  • Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen ? Inscription dans la charte des droits fondamentaux, reprendre les propositions du rapport Estrella et faire que la commission européenne en tiennent obligatoirement compte dans la Stratégie Européenne pour la Santé.

  • L’égalité salariale

Pour moi se battre pour l'égalité salariale, ce n'est pas suffisant. Il faut se battre pour réaliser l'égalité professionnelle, qui englobent aussi la lutte contre le sous emploi des femmes (2/3 des européennes travaillent à temps partiels subis, avec une flexibilité de l'emploi extravagante, notamment en Allemagne), la lutte contre le plafond de verre, la lutte pour la dé précarisation des filières dites « féminines », la lutte pour la mixité des métiers …

Par ailleurs, il est important de lutter aussi contre les politiques d'austérité liées aux choix fait par l'UE, en particulier par la signature du traité de Lisbonne qui prévoit notamment, que les Etats membres sont soumis à l'emprunt des banques privées et donc à la dictature des marchés financiers.

En effet les politiques d'austérité menées par les différents gouvernements pèsent avant tout et surtout sur les épaules des femmes. Elles mènent à la casse des services publics, dont les femmes sont majoritairement employées, et dont elles bénéficient en priorité. Casser les services de l'accueil de la petite enfance et de l'enfance, les services de santé (fermeture des CIVG pour la France par exemple), les services de soutien aux personnes âgées ….etc sont autant de freins mis en œuvre pour l'accés des femmes à l'emploi. De plus c'est entériner la montée du chômage, l'augmentation de la précarité, et la précarité en Europe a un sexe, il est féminin.

Il existe en Europe, ce que l'on appelle des Stratégies Européennes pour l'emploi, qui permettent de définir les politiques communautaires en matière d'emploi. La dernière avait un objectif en matière d'égalité professionnelle, celle en route n'en a plus. Encore une fois les femmes sont passées à la trappe.

 Enfin, l'OCDE, la Commission Européenne reconnaissent que réaliser l'égalité professionnelle est un levier de croissance pour les pays qui s'engagent réellement dans cette voix et qui mettent en place des mesures concrètes à ce sujet. Ce que nous voulons, c'est que l'on passe du constat à l'action, et que l'UE montre le chemin à suivre dans ce domaine.

  • Proposeriez-vous de revoter le rapport Zuber pour l’adopter ? oui/non OUI

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il na pas été adopté ? Pour les mêmes raisons que pour Estrella, et aussi parce que les partis traditionnels (qui se disent féministes) ont permis le rejet de ce rapport en s'abstenant, voire en votant contre. Nous ne pouvons plus attendre que des partis dit progressistes, et l'étant souvent sur bien d'autres sujets, ne se saisissent pas de l'enjeu fondamental qu'est l'égalité entre les femmes et les hommes, qu'ils fassent encore et toujours passez ces questions au second plan. Nous en avons assez d'attendre !

  • Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes? oui/non (On le fait bien pour les règles sanitaires des fromages!) OUI, et plus contraignantes en terme de sanctions financières qui n'appliquent pas la règle, en particulier pour les grosses entreprises du CAC 40 !!!

  • Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen ? L'inscrire dans la stratégie européenne pour l'emploi

  • En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes? oui/non OUI

 

 La parité femmes-hommes

  • Proposerez-vous des mesures en faveur de la parité à tous les échelons européens? oui/non OUI

  • Par quels moyens ? Par la loi, directives rendant obligatoire la parité et le non cumul des mandats.

  • Défendrez vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe? OUI, bien que je pense qu'il faut réellement se questionner sur la commission européenne, son fonctionnement et son pouvoir, car elle n'est pas une assemblée élue et doit voir son pouvoir limité.

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

  • Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université? oui/non OUI

  • L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outil au niveau européen ? OUI, mais attention tous les pays membres ne sont pas au même plan sur ces questions et les mentalités doivent être changées en trouvant des outils correspondant à la réalité de chacun de ses pays. Pour l'Egalité, il faut combattre sur tous les fronts, et promouvoir et faire appliquer la laïcité me semble aussi être un bon levier, l'Eglise Catholique étant très, trop, présente dans la décision de certains pays en matière de droits des femmes (Espagne, Irlande ...)

  • Avez-vous d’autres propositions ?Cf Haut dessus

 

Questions subsidiaires :

  • Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pas les closes ? oui/non OUI

  • Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs? oui/non OUI

  • Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique? oui/non OUI

 


 

Réponse de Parti Fédéraliste Européen

Le formulaire est trop spécifique et je ne suis pas un expert sur nombre de ces questions.

Néanmoins, je suis pour la mise en place d'un revenu de base inconditionnel cumulable à tout autre revenu, ce qui renforcerait les rapport de force de tous les citoyens et avant tous les personnes précaires. Ainsi, la prostitution 'subie' serait diminuée car les femmes (et les hommes aussi) disposerait d'un pouvoir économique pour dire non à tout travail pénible, dangereux, aliénant. Avec ce pouvoir de négociation supplémentaire, l'égalité salariale pourrait être améliorée.

Ce revenu de base rééquilibrerait aussi les rapports homme/femme dans la famille seraient rééquilibrés car le revenu de base serait individualisé contrairement à la plupart des allocations existantes qui sont octroyées par foyer. La dépendance financière vis à vis du conjoint serait ainsi diminuée.



 

 

Réponse du Front de gauche

 

  • Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la « clause de l'Européenne la plus favorisée » ? oui

En 2009, lors des précédentes élections européennes, Gisèle Halimi participait à notre meeting de lancement. Jean-Luc Mélenchon fait notamment partie des signataires d'une résolution européenne à ce sujet : http://www.senat.fr/leg/ppr08-433.html. En 2012, nous nous étions engagés à la défendre dans le cadre des élections présidentielles. Nous continuons bien évidemment à porter cette revendication.

 

Violences faites aux femmes

  • Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée? oui

La ratification de cette convention a été notamment défendue au Sénat par la sénatrice communiste Laurence Cohen.

  • Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles? oui

 

L’abolition de la prostitution

  • Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ? oui

Les député-es du FDG ont toujours voté dans ce sens (notamment le rapport Honeyball et toutes les résolutions à ce sujet). Le Front de Gauche participe par ailleurs activement à la campagne abolition 2012 mené par les associations féministes (http://feministe.appels.frontdegauche.fr/?p=669) et Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs signé une tribune en ce sens dans médiapart avec d’autres député-es européen-nes (http://feministe.appels.frontdegauche.fr/?p=711 )

 

  • Que proposez-vous pour agir en ce sens ?

Comme je m’y engage plus bas, cela commence par une véritable éducation non-sexiste. Il s’agit ensuite comme l’a fait la Suède de mettre en place une politique de pénalisation des clients et d’arrêter la chasse aux prostitué-es. Toutefois, tout cela ne  pourra se réaliser qu’en s’opposant aux politiques d’austérité qui plongent les femmes dans la précarité. Je pense également tout particulièrement à l’allocation d’autonomie dont les étudiant-es doivent pouvoir bénéficier ainsi qu’aux régularisations et droit d’asile que doivent obtenir les femmes migrantes victimes de la traite.

Par ailleurs, il faut
Donner des moyens et des orientations claires aux forces de police et aux magistrats pour réprimer le proxénétisme.
Permettre la confiscation des biens mobiliers et immobiliers du proxénétisme, de même qu’indemniser intégralement des victimes du proxénétisme.
Améliorer les conditions de vie des personnes prostitu-é-e-s en favorisant leur accès au logement, aux services publics de justice, de santé et à l’offre de soins psychologiques.
Mettre en place une véritable politique d’alternative à la prostitution afin d’ouvrir à chacun et chacune le droit à ne pas être prostitué-e, notamment par l’instauration de programmes de formation professionnelle et de dispositif d’aides à la sortie de la prostitution. Créer un fonds spécifique de soutien alimenté par les confiscations des biens des proxénètes et des trafiquants d’êtres humains et les impositions perçues sur les personnes prostitué-es
Promouvoir dans les instances internationales l’abolitionnisme et la lutte contre le blanchiment de l’argent de la prostitution et de la traite.

 

Les droits génésiques et reproductifs

Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou tout rapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes? Oui évidemment, nous avons condamné à plusieurs reprises son rejet.
http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2013/12/18/rapport-estrela-une-avancee-des-reactionnaires-au-parlement-europeen/

http://www.zenit.org/fr/articles/l-agenda-estrela-de-retour-au-parlement-europeen

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté?

L’expression de « droits sexuels et génésiques », forgée par les mouvements féministes, désigne la capacité de prendre soi-même des décisions sur le plan de la sexualité et de la conception. Autrement dit, cela concerne le droit à l’éducation sexuelle, le rejet des mariages forcés, le droit à la contraception, l’avortement, etc.

Ces domaines sont de la compétence des États ; ce rapport d'initiative, non-contraignant, se contentait de donner la position du Parlement européen en faveur de ces droits et contre les discriminations. Comme le Parlement l'avait fait en juillet 2002, par une résolution recommandant la légalisation de l'avortement. Le vote de ce rapport aurait permis de soutenir les combats féministes à travers l'Union européenne.

Ainsi le rapport contenait plusieurs préconisations sur :

  • l’accès à la contraception et à « des services d’avortement sûrs »,

  • l’éducation sexuelle des jeunes,

  • la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles,

  • la prévention des violences telles que « le viol, la mutilation génitale féminine, les abus sexuels, l’inceste, l’exploitation sexuelle, le harcèlement sexuel, le mariage forcé »…

  • l'interdiction de la marchandisation du corps à travers la gestation pour autrui

Déjà en octobre les forces réactionnaires avaient utilisé de toutes les règles de procédures pour retarder l'examen et le vote du texte qui de fait avait été renvoyé en commission. Leurs troupes étaient cette fois-ci re-motivées par le pape François, auprès duquel une délégation d'eurodéputé s'est rendue le samedi 7 décembre pour évoquer « l'éthique et la dignité humaine » et le rapport Estrela….

Le lobbying intense, les 217 amendements au texte et les 2 résolutions alternatives ont portés leurs fruits. La résolution alternative, rappelant la primauté des Etats sur ces sujets a été votée (334 voix pour et 327 contre 35 abstentions), enterrant du même coup le rapport Estrela et empêchant toute expression du Parlement européen sur le sujet.

 

Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes ? Le Front de Gauche est favorable à la gratuité de l'IVG et de la contraception. Par ailleurs lors de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait proposé d’inscrire le droit à l’IVG dans la constitution.

Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen ? Pour faire avancer ce droit, il faut commencer par l'inscrire dans la charte européenne des droits fondamentaux, arrêter les politiques d'austérité responsables de la fermetures des centres IVG comme en France via la loi HPST, lutter contre la clause de conscience et punir les attaques contre les centres d'IVG menées par les activistes pro-vie qui entravent l'accès aux CIVG.

 

L’égalité salariale

  • Proposeriez-vous de revoter le rapport Zuber pour l’adopter ? oui

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il na pas été adopté ?

Notre groupe au parlement européen a voté pour le rapport Zuber et regretté et dénoncé son rejet. Construit par l’une de nos camarades de la GUE, Ines Zuber, ce rapport très complet fait le bilan des inégalités constatées. Il se penche particulièrement sur les aspects économiques, pour lesquels il propose de nombreuses mesures concrètes. Et il condamne, évidemment, la prostitution en ces termes : « [Le Parlement] invite les États membres à reconnaître la prostitution comme une forme de violence à l’encontre des femmes et à ne pas la considérer comme un travail, même lorsqu’elle est "volontaire" » C’est là que le bât blesse pour certains.

Les dogmatiques de la reconnaissance du « travail sexuel » sont verts… de rage dès que l’on touche au business de la prostitution. Ils préfèrent laisser les pires réactionnaires bloquer un véritable manifeste pour les droits des femmes que de laisser toucher au droit de trouver des personnes prostituées « consentantes ». Ce texte aurait dû, logiquement, être approuvé. Pourtant, les réactionnaires ont trouvés lors de ce vote des alliés surprenants du côté des Verts, Bové et Cohn-Bendit en tête, participant ainsi aux manœuvres de la droite et de l’extrême-droite pour faire échouer ce texte.

 

  • Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes? oui (On le fait bien pour les règles sanitaires des fromages!)

Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen ? Oui, nous sommes pour des règles contraignantes comme a essayé - en vain - de les faire adopter Marie-George Buffet à l'Assemblée Nationale, pendant le débat sur la loi égalité femmes-hommes. Les femmes constituent 82 % des salariés à temps partiel (en France) et nombre d’employeurs ne leur proposent que ce type de contrat. Il faut agir à la source en pénalisant les entreprises qui y recourent systématiquement. Nos amendements ont été repoussés en commission, au motif de leur incompatibilité avec la loi sur l’accord national interprofessionnel et la loi votée ne dissuade en rien le patronat de proposer des emplois à temps partiel. Nous proposons de majorer les cotisations patronales là où le nombre d’emplois à temps partiel est supérieur à 15 %. Bien que le Parlement ait légiféré plusieurs fois pour l’égalité salariale, il demeure 27 % en moyenne d'écarts salariaux. Il faut des mesures contraignantes à l’égard des entreprises.

Évidemment, nous défendons la revalorisation du SMIC qui concerne en grande majorité les femmes.

En résumé :

  • Porter le SMIC à 1 700 euros

  • Sanctions financières dans la loi pour non-respect de l’égalité salariale femmes/hommes en imposant aux entreprises non pas une obligation de moyens, mais une obligation de résultats. La sanction financière doit être réellement dissuasive. Seront également supprimées les subventions et les aides publiques aux entreprises hors-la-loi

  • Revaloriser les salaires des métiers féminisées avec prise en compte de leur de leurs compétences et pénibilité

  • Le CDI à temps complet doit être la règle, l’emploi statutaire la norme

  • Faire cotiser les employeurs sur la base du temps plein pour tout emploi à temps partiel

  • Régulariser les travailleuses sans-papiers.

  • Service public de la petite enfance

  • Retraite à 60 ans à taux plein

  • Instaurer une possibilité de congé parental d’un an la première année, en le partageant entre les deux parents, après le congé maternité de 21 semaines

 

  • En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes? oui

 La parité femmes-hommes

  • Proposerez-vous des mesures en faveur de la parité à tous les échelons européens? oui

Par quels moyens ? Dans le cadre du scrutin européen, le respect de la parité est nécessaire pour déposer une liste. Il faut donc promouvoir le scrutin proportionnel à toutes les élections pour assurer la démocratie et la parité.

 Défendrez vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe? Cela pourrait être utile si la commission européenne était légitime. Ce n'est malheureusement pas le cas. De plus, elle organise l'Europe austéritaire qui attaque en premier lieu les droits des femmes.

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

  • Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université? oui

  • L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outil au niveau européen ?oui, toutefois il est insuffisant. Il faut donner des moyens à l’éducation publique et surtout former le corps enseignant.

  • Avez-vous d’autres propositions ?

  • Condamner les publicités véhiculant une image sexiste

  • Supprimer la formulation « mademoiselle » 

  • Mettre en œuvre une politique résolue de féminisation des titres

  • Supprimer la catégorisation masculin/féminin dans tous les documents officiels

  • Promouvoir des outils comme l’ABCD de l’égalité en France, au niveau européen

  • Surveiller les jouets et livres pour enfants

  • Promouvoir l'intégration aux programmes scolaires la problématique de l’égalité femme homme, pour déconstruire entre autres les représentations sexuées des métiers

  • Éducation sexuelle, anti-sexiste et anti-lgbtophobie à l’école

 

Questions subsidiaires :

  • Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pas les closes ? oui

  • Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs? Oui

Le cumul des mandats doit être strictement limité en nombre et dans le temps.

  • Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique? oui

 


 

 

réponse de Lutte Ouvrière

 

  • Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la « clause de l'Européenne la plus favorisée » ?
    oui Il est révoltant qu’on ne parle des droits des femmes qu’en période électorale. La construction européenne a 60 ans et rien n’a été fait dans ce sens même, des pays reviennent aujourd’hui sur le droit élémentaire de IVG. Les femmes ont a se battre pour leurs droits mais pour nous, ce combat est lié au combat contre la société inégalitaire que constitue le capitalisme et qui porte les inégalités, notamment en matière de droits des femmes.

 

Violences faites aux femmes

  • Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée?

  • Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles?
    oui

 

L’abolition de la prostitution

  • Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ?
    oui

  • Que proposez-vous pour agir en ce sens ?

    Le corps des femmes est une marchandise comme une autre dans cette société capitaliste, il faut lutter pour renverser cet ordre social qui tolère de tels agissements et combattre pour une société débarrassée de ces tares, c'est-à-dire une société communiste.

 

Les droits génésiques et reproductifs

  • Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou tout rapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes?
    oui

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté?

    Parce qu’il est une évidence de constater que les droits des femmes sont le cadets des soucis des dirigeant de cette Europe, comme des dirigeants de nos pays respectifs, et qui sont les mêmes, seuls les affaires des capitalistes et les profits des actionnaires sont prioritaires.

     

  • Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes ? oui

     

  • Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen ?

Le combat des femmes, comme celles qui manifestent en Espagne aujourd’hui, il faut miser sur la renaissance de militantes et de militants qui n’attendent rien des politiciens serviteurs des puissants, mais qui se donne pour perspective d’exiger leurs droits et leurs revendications, à l’échelle de l’Europe.

 

L’égalité salariale

  • Proposeriez-vous de revoter le rapport Zuber pour l’adopter ?

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il na pas été adopté ?

  • Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes? oui (On le fait bien pour les règles sanitaires des fromages!)

  • Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen ?

  • En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes?
    Oui Pour nous, à Lutte Ouvrière, il est urgent et nécessaire de revendiquer une augmentation générale des salaires et des pensions pour les travailleurs de l’Europe. Les femmes sont les premières touchées par les bas salaires et les pensions de misère parce qu’elles subissent le temps partiel et qu’elles élèvent les enfants. Oui, nous défendons l’idée d’une politique contraignant vis-à-vis du patronat notamment en revendiquant l’échelle mobile des salaires et l’interdiction des licenciements mais il serait naïf de croire que des politiciens au service de la classe sociale des bourgeois, des Michelin, des Bouygues, des Mulliez etc… qui dirigent le monde, puissent prendre de telles mesures. Seules des luttes importantes et déterminées de la part du monde du travail porteront avec elles, une politique contraignant les patrons sur les salaires. Nous voulons reconstruire un parti ouvrier qui mettrait les femmes au premier rang de ces combats aux côtés des hommes. D’ailleurs, nous nous présentons sur les huit circonscriptions du pays et de l’outremer et 7 femmes travailleuses sont tête de liste et j’ajoute que nous avons eu trois élues Lutte Ouvrière de 1999 à 2004 au Parlement Européen, trois femmes dont Arlette Laguillier.

 

La parité femmes-hommes

  • Proposerez-vous des mesures en faveur de la parité à tous les échelons européens?
    oui

 

  • Par quels moyens ?

    Nous n’avons pas besoin de loi pour, comme je l’ai dit, mettre en avant des femmes. Les partis politiques contournent la loi sans problème. C’est une question de rapport de force social.

  • Défendrez vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe?

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

  • Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université?
    oui

  • L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outil au niveau européen ?

  • Avez-vous d’autres propositions ?

 

Questions subsidiaires :

  • Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pas les closes ?
    oui

  • Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs?

  • Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique?

 


 

 

Europe Démocratie Esperanto

 

 

  • Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la « clause de l'Européenne la plus favorisée » ? 

Je ne suis pas sûre que ceci soit la démarche à proposer en priorité pour défendre l'égalité entre les femmes et les hommes. Par contre, je suis favorable à une harmonisation minimale des pratiques en particulier sur les congés maternité, la prise en compte de ces absences sur les droits à la retraite etc...

 

Violences faites aux femmes

  • Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée? oui

  • Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles? OUI

 

L’abolition de la prostitution

  • Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ? OUI

  • Que proposez-vous pour agir en ce sens ?

    • - des campagnes d'information auprès du public pour décourager la demande des clients

    • des actions de promotion de l'égalité femmes/hommes dans les structures scolaires

    • des politiques concertées et efficaces de lutte contre les réseaux de proxénétisme et de traite des être humains

    • des actions fortes d'aide à la réinsertion pour les personnes ayant connu la prostitution

    • des politiques de pénalisation des clients incluant des actions de sensibilisation sur les violences subies par les personnes prostituées

 

Les droits génésiques et reproductifs

  • Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou tout rapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes? OUI

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté?

    • Je pense que le rapport n'a pas été voté car une motion a été soumise qui était assez proche du texte et une erreur de traduction a été faite qui a induit en erreur certains députés.

  • Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes ? Je ne suis pas sûre que la gratuité pour toutes soit le facteur limitant. Pour certaines personnes, l'accès à la contraception et à l'IVG doit être assuré de manière gratuite pour que ce droit leur soit accessible mais pour certaines autres personnes, si le service n'est pas gratuit ce n'est pas un problème. Il faut donc assurer la gratuité pour celles pour qui c'est utile pour assurer l'accès au droit.

  • Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen ?

    • 1- l'information auprès des jeunes et des adultes -à tous âges

    • 2- la mise à disposition de services à des prix abordables ou qui peuvent être variables en fonction des situations personnelles

    • 3-- une harmonisation minimale entre les politiques des différents pays européens

 

L’égalité salariale

  • Proposeriez-vous de revoter le rapport Zuber pour l’adopter ? OUI

  • Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il na pas été adopté ?Je pense qu'il n'a pas été voté par une forte abstention en particulier chez les verts. Celle-ci est due je crois à une divergence de point de vue concernant la prostitution au sein de ce groupe

  • Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes?  (On le fait bien pour les règles sanitaires des fromages!)OUI

  • Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen ?

  • En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes? OUI sur la base du volontariat

 

La parité femmes-hommes

  • Proposerez-vous des mesures en faveur de la parité à tous les échelons européens? OUI

  • Par quels moyens ?

  • Défendrez vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe?OUI

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

  • Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université? OUI

  • L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outil au niveau européen ? Je ne le connais pas assez pour avoir un avis

  • Avez-vous d’autres propositions ? exiger des représentants élus un comportement exemplaire (voir les « éclats » de nos parlementaires qui discréditent toute action éducative).

 

 Questions subsidiaires :

  • Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pas les closes ? OUI

  • Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs? OUI

  • Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique? Je ne sais pas, je ne suis pas sûre qu'un mandat unique soit le meilleur moyen pour une bonne efficacité mais je suis favorable à un nombre de mandats limité (2 peut être soit 10 ans maximum)

 

 


 

Europe Ecologie les Verts

 

 

- Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la «clause de l'Européenne la plus favorisée»?  Oui

Nous proposons aussi la création de la « clause de l’Européenne la plus favorisée ». Le droit européen serait aligné sur le pays le plus en avance sur chaque domaine. Le champ est vaste : droit à l’avortement et accès libre et gratuit à la contraception, lutte contre toutes les formes de violence envers les femmes, conciliation dela vie professionnelle et familiale en harmonisant notamment la durée du congé maternité (20 semaines) et en introduisant un congé paternité de 2 semaines, égalité salariale, représentation dans les institutions, les médias, les entreprises… L’adoption d’une Charte européenne des droits des femmes rendra ce dispositif contraignant.

 

Violences faites aux femmes

 

  • Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée? OUI

  • Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles? OUI

 

L’abolition de la prostitution

 

  • Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ? OUI

  •  Que proposez-vous pour agir en ce sens? A mon sens, il faut commencer par supprimer les mesures de répression contre les prostituées comme le délit de racolage et mettre en place des moyens de protection sociale et d’accompagnement pour que les hommes et les femmes prostitué-e-s puissent en sortir. Ceci passe notamment par des formations et le fait d’avoir un logement. Le revenu universel fait partie de nos demandes pour abolir à long terme la prostitution. Ceci mène ensuite à l’interdiction d’acheter un acte sexuel pourra être et le renforcement de la lutte contre le proxénétisme interviennent. L’Union européenne doit se donner les moyens de lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains qui vivent sur la prostitution. Enfin, une politique forte de prévention sur la prostitution, de ses risques et de ses réalités doit être mise en place.

 

Les droits génésiques et reproductifs

 

  • Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou toutrapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes? Oui

  •  Pourquoi? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté?
  • Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes? OUI
  • Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen?

Les droits à la contraception et à l’IVG sont des droits fondamentaux qui doivent être défendus. L’accès de toutes les femmes à ces droits est essentiel, trop de barrières existent encore à cet accès, financières et autres, et doivent être combattues. Le contenu du rapport Estrela doit être remis sur la table au niveau européen.

L’approche par les droits fondamentaux permet à l’Union d’agir sur ces sujets-là en plus de faire pression sur les Etats pour le maintien de l’accès à l’IVG et à la contraception dans leurs pays.

 

L’égalité salariale

 

 

  • Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes? (On le fait bien pour les règles sanitaires des fromages!) OUI
  • Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen?

L’égalité salariale entre les femmes et les hommes est encore loin d’être acquise. Depuis 1957, l’Union a posé le principe de l’égalité des rémunérations. Depuis lors, plusieurs directives et stratégies ont été mise en place. Il faut faire respecter ces directives qui sont contraignantes et lutter contre la concentration des femmes dans les emplois précaires ou à temps partiels subis. Le Parlement européen a un rôle à jouer pour faire avancer l’égalité salariale.

Si je suis élue députée, j’aimerais travailler au sein de la commission Affaire sociale, au sein de laquelle je ferai particulièrement attention à la mise en place d’une égalité salariale et sociale réelle entre les femmes et les hommes.

  • - En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes? OUI

 

La parité femmes-hommes

 

- Proposerez-vous des mesures en faveur dela parité à tous les échelons européens? OUI

- Par quels moyens? Au Parlement nous nous battrons pour la parité stricte dans la prochaine Commission européenne.

Il faut aussi imposer la parité dans les Conseils d’Administration des entreprises afin que les femmes soient représentées à des postes à responsabilités. Il en va de même dans les postes d’encadrement de la fonction publique, qu’elle soit françaiseou européenne.

La parité est inscrite dans les statuts d'EELV depuis 1984, c'est un point que nous défendons sans relâche depuis de nombreuses années tant au niveau national qu'européen. Nous sommes le seul groupe politique à avoir une co-présidence au niveau du Parlement européen, tout comme nous avons présenté un candidat et une candidate pour la présidence de la Commission européenne.

 

  • Défendrez-vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe? OUI

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

 

- Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université? OUI

- L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outilau niveau européen? Nous avons l’ambition d’une éducation moins genrée et accompagnant vers une sexualité libre et respectueuse de l’autre allant de pair avec l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les mécanismes de domination. L’éducation est faite de manière très différente dans les 28 pays de l’Union européenne. Par exemple, en Allemagne,l’éducation civique passe par des mises en situations («aujourd’hui on inverse les rôles»), par des dialogues et des travaux de groupe.

Dans les pays scandinaves, il n’y a pas eu d’ABCD de l’égalité, pourtant la société dans son ensemble est beaucoup plus ouverte aux femmes et respectueuse de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il n’y a pas un seul bon outil et nous pouvons nous inspirer mutuellement des réalisations des uns et des autres.

- Avez-vous d’autres propositions?

L’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes passe aussi par le travail des associations sur le terrain,par de la sensibilisation, comme le fait Osez le Féminisme, ou dans les écoles comme le fait Docteur Kpote relayé dans Causette. C’est grâce à la société civile que l’on peut toucher un public large et éloigné de ces questions.

 

Questions subsidiaires:

 

- Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pasles closes? OUI

- Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs? OUI

- Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique? OUI

Je m’engage à ne pas cumuler plusieurs mandats en même temps. Je ne suis pas une professionnelle de la politique et je ne compte pas le devenir. Je m’engage à ne pas effectuer plus de deux mandats au Parlement européen. Acquérir de l’influence et pouvoir travailler sur des rapports clés prend du temps et c’est souvent au second mandat que les parlementaires y parviennent. Par contre, il faut savoir laisser sa place et renouveler les élu-e-s politiques, je ne ferai donc pas plus de deux mandats.

 


 

Parti Pirate 

 

 

- Proposerez-vous de mettre en place au niveau européen, la « clause de l'Européenne la plus favorisée » ? oui

 

Violences faites aux femmes

 

- Vous engagez vous à promouvoir la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) auprès des États européens qui ne l'auraient pas signée? Oui

Si le texte ne contient pas de clauses allant à l'encontre des droits des droits des femmes vivant sur le territoire français (citoyennes comme migrantes), notamment des travailleur-se-s du sexe à mener leur vie comme bon leur semble dans la dignité.

- Soutiendrez-vous l’alourdissement des peines et réparations pour les viols et les agressions sexuelles? non

Le cadre législatif existant est très probablement suffisant pour permettre de lutter contre les viols et agressions sexuelles. Nous pensons que le problème vient de son application qui n'est pas garantie, les forces de l'ordre et autres autorités administratives mettant souvent des bâtons dans les roues des victimes, transformant une plainte légitime dans un processus traumatisant et culpabilisant qui relève de la violence sexiste institutionnalisée.

Il faut former et sensibiliser les autorités policières, administratives et judiciaires aux questions de violences sexuelles afin que la loi soit appliquée et les droits de tou-te-s respectés.

Par ailleurs, certaines démarches pourraient être revues et facilitées, et des campagnes de prévention et d'information menées afin d'encourager les victimes de violences sexuelles à effectivement porter plainte contre leur-s agresseur-e-s mais surtout pour apprendre à chacune −et en particulier aux hommes − à respecter le consentement de leur partenaire sexuelle, commecela a pu être le cas par exemple au Canada avec la campagne « Don't be that guy »

 

L’abolition de la prostitution

 

- Êtes-vous favorable à l’abolition de la prostitution en Europe et vous engagez-vous à lutter contre le système prostitutionnel ? Non

- Que proposez-vous pour agir en ce sens ? En tant que citoyen-ne-s préoccupé-e-s par les conditions de travail des ravailleur-se-s du sexe, notamment par les violences qu'elles subissent de la part de la police, de la part de clients, et par la dégradation générale de leur conditions de travail notamment sur le plan sanitaire, nous proposons de modifier le cadre législatif afin de permettre à ces personnes d'assurer leur sécurité et de développer des solidarités.

Les lois actuelles menées en France ou ailleurs (notamment en Suède) au nom de la lutte contre des pratiques dégradantes et discriminantes envers les femmes n'ont fait au contraire que les renforcer, plaçant les travailleur-se-s du sexe dans une situation délicate dans laquelle ils/elles n'ont aucune protection face à leurs clientèles et face aux réseaux mafieux, dans la mesure où ils/elles ne peuvent se retourner vers une autorité judiciare ou administrative afin de faire valoir leurs droits, lesdites autorités préférant condamner et railler leurs pratiques professionnelles plutôt que de leur venir en aide.

Par ailleurs, ces lois interdisent clairement aux travailleur-se-s du sexe de louer un appartement pour y exercer, ou de faire preuve de solidarité envers leurs collègues sur un plan financier : ces deux cas de figure sont en effet assimilés à du proxénétisme !

La lutte abolitionniste est symptomatique d'un grand mal de nos législateurs qui au nom d'un bien qu'ils estiment être commun ne font qu'aggraver les problèmes qu'ils tentaient de combattre en premier lieu.

Nous considérons que la prostitution, si elle est forcée, ne l'est pas tant du fait de réseaux que du fait de la précarité : nous pointons du doigt à ce propos que le rapport Guy Geoffroy ne fait pas état de 80 % de travailleur-se-s du sexe qui seraient sous la coupe de proxénètes, mais de 74 % des personnes travaillant dans la rue qui sont d'origine étrangère. Assimiler les personnes d'origines étrangères à des victimes de la traite, sans regard pour leurs projets migratoires, pour beaucoup leur désir de venir en France avant tout, et sans regard pour le fait que ce sont le racisme et la précarité qui les poussent bien souvent à la prostitution est une posture intellectuelle dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas.

Nous proposons donc de lutter contre la précarité, notamment la précarité étudiante, et de lutter contre le racisme des particuliers, des entreprises et des États. Nous favoriserons la régularisation des sans-papiÈREs, l'accès à la citoyenneté européenne, à un emploi, le cas échéant aux minima sociaux, et agirons en faveur de la revalorisation de ces minima sociaux.

 

Les droits génésiques et reproductifs

 

- Soutiendrez-vous le rapport Estrela ou tout rapport proposant des droits de contraception étendus (IVG, prévention) pour les femmes européennes? oui

- Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il n’a pas été adopté? Les droits des femmes constituent un socle important pour parvenir à une société libre et respectueuse de chacun-e. En effet, les différences biologiques entre les hommes, les femmes, et les autres (intersexes, asexué-e-s…) peuvent devenir de véritables outils d'oppression contre certaines classes sociales (par exemple, les femmes).

Si les hommes pouvaient − hypothétiquement − par exemple tomber enceints accidentellement comme cela arrive à de nombreuses femmes chaque année, le débat sur le droit fondamental à l'Interruption Volontaire de Grossesse pourrait être posé en des termes simples de consentement et de prétendue atteinte à la vie.

Toutefois, une seule catégorie de la population pouvant tomber enceinte, il nous appartient de lui donner tous les outils nécessaires pour faire en sorte que cette possibilité ne devienne pas un outil d'oppression : prétexte pour licenciement, bonne excuse pour la confiner au foyer et aux tâches ménagères, etc…

Le droit à l'IVG représente donc une avancée énorme pour les droits des femmes sur un plan social. Sur un plan médical maintenant, il est évident qu'il vaut mieux donner un cadre sain et humain à la pratique de l'IVG − quand bien même serait-elle contraire à notre morale − que de la laisser se dérouler inévitablement dans le sang, entraînant des  complications sanitaires qui auraient pu facilement être évitées.

De la même façon, l'accès à la contraception doit être garanti à tou-te-s, ne serait-ce qu'à des fins de lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles.

 

  • Êtes-vous pour un accès à la contraception et l’IVG libre et gratuit pour toutes ? Oui

- Quels moyens proposez vous pour faire avancer ces droits au niveau européen ? Nous pensons que toutes les personnes doivent jouir de leurs droits reproductifs, et que la loi doit leur garantir ces droits par des dispositifs appropriés. Parmi ces dispositifs, l'accès à la contraception gratuite pour tou·te·s, l'accès à l'IVG pour toutes les personness susceptibles de tomber enceintes (femmes cis, certains hommes trans et certaines personnes transmasculines), mais également l'interdiction des stérilisations forcées, qui sont toujours pratiquées aujourd'hui en France, notamment sur des personnes handicapées et sur les personnes trans qui voient leur droit à avoir des papiers d'identité conformes souvent conditionné à leur stérilisation.

Ces dispositifs ont constitué et constituent toujours un moyen pour les femmes cis de s'émanciper de la domination masculine. Aujourd'hui, l'enjeu est de maintenir ces avancées et de les élargir aux personnes trans et à toutes les personnes handicapées.

Nous pensons que si ce rapport n'a pas été adopté, c'est en raison de positions conservatrices et sexistes au sein du Parlement, qui considèrent que les femmes ne sont pas capables de prendre pour elles-mêmes la décision personnelle et morale d'interrompre leur grossesse.

 

L’égalité salariale

 

- Proposeriez-vous de revoter le rapport Zuber pour l’adopter ? non

- Pourquoi ? et pourquoi pensez-vous qu’il na pas été adopté ? Si le texte dans son ensemble allait dans une direction extrêmement favorable aux droits des femmes, le paragraphe 67 en prônant des politiques obsolètes et inefficaces de prohibition n'aurait fait qu'aggraver la situation déjà précaire des travailleur-se-s du sexe.

Il est parfois de faire des concessions pour faire avancer une cause, et il est probable que nous aurions voté en faveur du rapport s'il avait été soumis sous notre législature, mais revoter un rapport imparfait ne semble pas être une solution satisfaisante.

Si nous sommes élu-e-s toutefois, nous nous engageons à prendre des mesures fortes − et directement inspirées du rapport Zuber − pour les droits des femmes en Union Européenne.

 

- Vous engagez vous à proposer, au niveau européen, des mesures contraignantes visant à la réduction des écarts de salaires entre les femmes et les hommes? Oui

 - Avez-vous d’autres propositions pour faire avancer l’égalité salariale au niveau européen ?

Les propositions formulées dans le rapport Zuber nous semblent − excepté au paragraphe 67 − être d'ores et déjà très bonnes, mais nous restons ouvert-e-s à toute nouvelle proposition.

- En tant qu'eurodéputé-e, défendrez-vous une loi visant au partage des congés parentaux entre les hommes et les femmes? La question est floue et semble ouverte à interprétation. S'il s'agit de proposer un congé parental indépendant de l'état-civil du parent, cela nous semble être une initiative permettant de favoriser une implication égale des parents dans la vie de leurs enfants. S'il s'agit à l'inverse d'établir un « compte-commun » de congés à partager entre les parents, alors le risque est grand qu'un-e seul-e des parents − et par héritage patriarcal, les femmes en particulier − assurerait seul-e ce rôle ce qui ne semble pas souhaitable.

Bien évidemment il est possible d'élever un enfant seul-e ou à plusieurs tout à fait correctement ;le nombre n'est pas la donnée importante. Ce qui importe, c'est de faire en sorte que toute personne désignée parente d'un enfant ait la possibilité de s'impliquer dans la construction et l'éducation de son enfant, et qu'elle y soit encouragée.

 

La parité femmes-hommes

- Proposerez-vous des mesures en faveur de la parité à tous les échelons européens? oui

- Par quels moyens ?

Le Parti Pirate prend très fermement position en faveur de la vie privée et considère notamment que ce qu'il y a dans les sous-vêtements d'un-e citoyen-ne et ce que cette personne en fait ne regarde qu'elle. Toutefois, nous sommes conscients que des mesures transitoires peuvent être nécessaires pour parvenir à un monde où aucune discrimination basée sur le sexe, l'identité de genre, l'assignation de genre à la naissance ou l'orientation sexuelle n'existerait.

La parité au sens de la représentation de la population dans son ensemble et dans sa diversité est bien évidemment à encourager. Des politiques sociales − par exemple au niveau de l'Éducation publique − sont à mener afin de faire comprendre aux classes sociales opprimées −, et parmi elles les femmes −qu'elles sont tout autant capables que les autres de tenir des postes-clef, et pour s'assurer qu'elles y aient effectivement accès.

L'imposition de parité qui est une forme de discrimination positive peut être un outil dans le cadre de ces politiques sociales plus larges, à condition qu'elle ne devienne pas per se un outil de ségrégation basée sur le genre, qui est précisément ce qu'elle entend combattre. Il est important pour cela de la définir clairement, et notamment de la limiter dans le temps : offrir sur quelques générations l'opportunité aux femmes − de la même façon qu'aux personnes raciseés − la possibilité d'être représentées correctement peut représenter un levier social nécessaire pour faire tomber les clichés et stéréotypes de genre ; cela ne doit toutefois pas être une fin en soi.

Nous apportons ceci-dit une réserve majeure concernant les personnes trans* et genderqueer. Il pparaît important que l'identité de genre et la dignité de ces personnes soient intégralement

respectées, et un système de quota devrait donc, en plus des conditions évoquées précédemment, reposer sur la possibilité de chacun-e de renseigner un genre dans l'état-civil différent de «masculin » ou « féminin », comme cela peut être le cas en Allemagne par exemple.

 

- Défendrez vous la création d'un poste d'un-e commissaire européen-ne chargée-e de promouvoir les politiques d'égalité entre les femmes et les hommes en Europe? oui

Cela semble être une bonne idée.

 

Éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes

 

- Vous engagez-vous à favoriser la lutte contre les stéréotypes sexistes/de genre, notamment à toutes les étapes du système éducatif, de la plus petite école à l'Université? oui

- L’ABCD de l’égalité vous paraît-il un bon outil au niveau européen ?

L'ABCD de l'Égalité proposé en France par le gouvernement F. Hollande semble être une avancée importante dans la lutte contre les stéréotypes de genre et constitue ainsi une base saine sur laquelle travailler. Toutefois, et comme le laisse présupposer son nom, l'ABCD de l'Égalité reste une disposition relativement molle face à l'omniprésence actuelle du sexisme.

Afin de déconstruire les stéréotypes de genre et donc de parvenir à une société où chacun-e pourrait vivre comme il/elle l'entend, il ne suffit pas de mettre en avant le fait qu'une personne disposant d'une identité de genre généralement − par cliché machiste/patriarcal − peu associée à une activité peut malgré tout la pratiquer. Il faut également véhiculer l'idée plus profonde que chacun-e est libre de ses choix et que les pratiques et activités que nous menons tous les jours ne ne devraient être corrélées à notre identité de genre.

 

- Avez-vous d’autres propositions ?

Il nous semble très important de lutter dès la plus tendre enfance contre les clichés et préjugés liés aux personnes racisées, aux personnes en situation de handicap, ou encore aux personnes trans*.

En effet, si les femmes forment une classe sociale opprimée au même titre que ces autres classes

sociales, l'oppression subie par les femmes trans* par exemple est bien plus grande. Si le stigmate que vivent les femmes au quotidien est intolérable dans une société qui se veut respectueuse des droits humains et démocratique, il faut prendre en compte le fait que d'autres formes de discrimination et oppression existent en parallèle de celui-ci.

 

Questions subsidiaires :

- Vous engagez-vous à rendre concrètes ces propositions en veillant à leur transposition dans le droit

européen, et donc à condamner ouvertement les pays n’en respectant pas les closes ? oui

- Vous engagez vous à faire progresser en France et en Europe le non-cumul des mandats électifs?

oui

- Vous engagez vous, à titre personnel, au mandat unique? oui