De Toronto à Séoul, en passant par Rio, Boston, Londres et New Delhi, le mouvement des «SlutWalks» a fait le tour du monde. Des milliers de personnes défilent pour lutter contre les clichés liés au sexisme, au viol et la culpabilisation des victimes. Prochaine étape : les grandes villes de France... Dont Clermont-Ferrand !

 

Le problème du viol ce n'est pas la victime, c'est le violeur !

Les rues nous appartiennent, à toutes et à tous, quelque soit notre tenue

 

 

samedi 11 octobre

14h

place Delille

Clermont-Ferrand

plus d'infos sur l'événement facebook ici

 

slutwalk2013

Présentation du mouvement des Slutwalks : 

Les origines du mouvement.

Initiée à Toronto le 3 avril 2011, la première SlutWalk est une réponse aux propos sexistes d’un policier, Michael Sanguinetti. Lors d’une réunion de prévention sur le campus de l’université de York, il a conseillé aux femmes de ne pas s’habiller comme des « sluts » (salopes) si elles ne voulaient pas être violées !

Des propos qui ont mis 3 000 personnes dans la rue avec un mot d’ordre : rappeler qu’une victime de viol n’est en aucun cas responsable de son agression.
Un slogan résume très bien cette position : « Ne dites pas aux victimes comment s’habiller ! Dites aux prédateurs de ne pas violer! ».

Ce qui a commencé à Toronto se développe en mouvement d’émancipation mondial.

Les SlutWalks sont des marches et des manifestations contre le sexisme, les violences sexuelles et le dénigrement du viol. On les retrouve sur tous les continents et sous des noms différents : Marcha de las Putas, Marcha das Vadias, Walk for Respect, Marche des Salopes, Shameless Front, Marche des Effrontées… Plus de 250 villes ont ainsi organisé “leur” marche. A chaque pays correspond une situation particulière mais les racines restent identiques.

Les gens manifestent dans les rues soutenant leur droit d’autodétermination en termes de de genre, de sexualité et de désir. Mais ils manifestent avant tout leur exaspération face au sexisme de nos sociétés.

Nous en avons assez de vivre dans un système qui minimise l’agression sexuelle, la violence et le harcèlement, légitimant non seulement ces actes violents, mais blâmant aussi, parfois, leurs victimes !
Nous condamnons les sociétés qui apprennent “ne soyez pas violé-e” plutôt que “ne violez pas”.

Il est important de rappeler que dans 80 % des cas, la victime connait son agresseur ! Il fait partie de son cercle familial, professionnel, amical, relationnel… En France, seulement 10 % des victimes portent plainte et… 2 % des agresseurs sont effectivement condamnés !

Il est urgent d’agir ! Chaque jour, dans notre pays, 206 personnes sont violées, 1 femme sur 6 est ou sera victime de violences sexuelles au cours de sa vie. Les violences conjugales font des ravages : tous les 3 jours, 1 femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

L’égalité entre les genres n’est toujours pas une réalité et les stéréotypes sexistes nous enferment TOUS dans des rôles limités et étouffants.

Rejoignez-nous ! Ensemble libérons la parole des victimes, faisons changer la honte… mais aussi la peur, de camp !

Exigeons MAINTENANT des mesures concrètes pour lutter contre le sexisme et les violences sexuelles.

Chaque personne solidaire qui souhaite démontrer son soutien est la bienvenue !!