RDV à 18h30 devant la Préfecture de Clermont-ferrand

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APPEL 25 novembre 2014 - Journée Internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes

Les violences faites aux femmes ne sont pas des fait divers, elles ne sont pas non plus des faits isolés. Elles concernent environ 250 000 femmes par an.

Dans le Puy de Dôme, l'association AVEC qui héberge la référente départementale « violences conjugales » a suivi, en 2013, 400 femmes victimes de violences au sein de leur couple.

Notre département n'est donc pas exempt de ce fléau qui tue une femme tous les deux jours et demi dans notre pays.

La mort de Sylvie Debret au mois de juin dernier en est hélas une effroyable démonstration.

Et pourtant, les pouvoirs publics restent bien frileux dans leurs actions pour enrayer la situation.

  • La Justice délivre des permis de frapper, d'humilier et de torturer aux hommes agresseurs au sein du couple.

    En effet, le Parquet de Clermont – Ferrand a décidé que dans toutes les affaires où les femmes victimes ont une ITT de moins de 7 jours, les auteurs sont présentés en composition pénale devant le délégué du procureur.

    La composition pénale ce n'est pas le tribunal... Ce sont des peines moins importantes, sans condamnation par jugement des agresseurs, c'est donc encore une fois nier le statut des victimes.

    Sur la circonscription judiciaire de Clermont – Ferrand, cela représente 40% des affaires de violences conjugales.

  • La Police n'assure pas son rôle de protection des victimes. Trop souvent les femmes sont mal accueillies par l'institution policière et leurs paroles trop souvent remises en doute. Ce qui aboutit à transformer des dépôts de plaintes en mains courantes, qui n'ont aucune valeur judiciaire et à culpabiliser ainsi d'autant plus les victimes.

    Nous avons vu dans le cadre du meurtre de Sylvie Debret, que la Police ne s'est peu voir pas du tout déplacée lors de ses appels à l'aide, alors que l'auteur était condamné pour violences et qu'il avait interdiction d'approcher sa victime. La Police est complice de non-assistance à femme en danger !

  • Le Préfet et le Président du Conseil Général restent sourds à nos multiples interpellations concernant l'inexistence d'hébergements spécifiques pour les femmes victimes de violences et sur la trop faible prise en compte des femmes victimes dans notre département. Un seul poste de référente financée pour accompagner ses femmes c'est plus qu'insuffisant.

    Nous refusons comme argument à nos revendications l'austérité et l'économie budgétaire.

    Nous sommes tou-te-s responsables de la société dans laquelle nous voulons vivre. Les violences faites aux femmes ne sont pas une fatalité, nous pouvons les combattre en regardant en face la réalité de cette situation. Il s'agit bien ici de protection, de survie et de refuser la mise à mort « légale » et banale des femmes parce qu'elles sont femmes !

 

Quand une femme meurt, on la remplace tout simplement par une autre ! Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty Internationale !

 

Ça suffit, nous sommes en colère, nous exigeons :

  • Une justice responsable qui traite les affaires de violences faites aux femmes comme telles, sans minimiser les faits pour faire des économies de bouts de chandelles sur le dos des femmes victimes. Fin des compositions pénales dans le cadre des ses affaires, et fin de la correctionalisation des viols.

  • Une police formée à ses questions, et qui prend en compte dignement et avec empathie la situation des victimes de violences et qui assume enfin son rôle de protecteur des citoyennes.

  • Des pouvoirs publics (préfecture et Conseil Général) qui assument enfin leurs compétences et se donnent les moyens d'agir en conséquence de la situation actuelle.

 

Si aucune de ces exigences ne sont satisfaites, nous considérerons chacune de ces institutions complices des coups portés à chacune de ces femmes et des meurtres commis.

 

La situation doit changer ! Stop aux Féminicides !

 

 

pour devenir signataire de cet appel : osezlefeminisme63@gmail.com

liste des actuels signataires :

 

logo_association_419

femmes et hommes davenir

 

planning logo

gauche anti cap

parti de gauche

 

La CGA (Coordination des Groupements Anarchistes) ne signe pas l'appel mais nous rejoindra lors de la manifestation.