Les 30 et 31 mars le Sénat examine la proposition de loi sur la prostitution. A cette occasion OLF interpelle les sénateurs et sénatrices sur cette question. Voici l'interpellation d'OLF63 auprès de Michèle André, Jacques-Bernard Magner et Alain Néri, sénateurs du Puy-de-Dôme.

 Vous aussi interpellez les deux sénateurs et la sénatrice du Puy-de-Dôme : écrivez leur sur leur email sénatorial ! http://www.senat.fr/elus.html

 

Nous publierons leurs réponses sur ce blog.

  •  Michèle André 

    A mon grand regret je ne suis pas en France au moment au l’ordre du jour examinera ce texte venu de l’AN, car en mission pour l’Union Inter-Parlementaire.

     Le sujet de la prostitution m’est familier depuis des décennies consacrées aux droits des femmes.

     L’institution du racolage passif a donné lieu à des mises à l’écart des personnes qui se prostituent…plus souvent victimes de violences ! Ce qui interpelle sur l’effet la moralisation.

     La pénalisation du client éradiquerait-elle la prostitution ? Je n’en suis pas certaine. Il faut lutter pied à pied contre les proxénètes de toutes origines.

  • Jacques-Bernard Magner : en attente
  • Alain Néri : en attente

 

 

Notre interpellation :

Le Sénat étudiera les 30 et 31 mars prochain la proposition de loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel », adoptée à la majorité absolue en première lecture à l’Assemblée Nationale le 4 décembre 2013. Aussi je vous contacte au nom de l’association Osez le féminisme 63 afin de vous interpeller sur ce projet de loi.

 Le texte a été examiné au Sénat et adopté par une commission spéciale le 8 juillet 2014, après la suppression des articles 16 et 17. Suite aux élections sénatoriales de l’an passé, une nouvelle commission spéciale composée de 37 sénatrices et sénateurs va donc effectuer deux séries d’auditions rapides pour informer les nouveaux membres. Or nous savons que des amendements peuvent être déposés par l’ensemble des sénateurs et sénatrices avant le 23 mars auprès de cette commission.

 Considérant la situation désastreuse et inacceptable des personnes victimes du système prostitutionnel, et la dimension profondément sexiste et inhumaine du commerce du corps, nous demandons à ce que soient rétablis les articles retirés par la commission spéciale :

  • la pénalisation des clients,

  • les stages de responsabilisation des clients de la prostitution,

  • l'engagement dans un parcours de sortie de la prostitution comme condition sine qua non à l'obtention d'un titre de séjour.

Vous trouverez en pièce jointe des éléments vous présentant les arguments en faveur de la position que nous avons adoptée, la position dite « abolitionniste », et que nous demandons de soutenir.

C’est plus d’une quarantaine d’associations et de structures d’aide aux victimes qui défendent la viabilité de l’abolition pour sortir les prostitué-es de l’enfer social, médical et économique de ce système.

 Aussi nous vous posons les questions suivantes :

  • Acceptez-vous de proposer à la commission de rétablir les articles supprimés cités ci-dessus ?

  • Acceptez-vous de nous rencontrer en rendez-vous pour aborder ce sujet ?

  • Serez-vous présente les 30 et 31 mars pour vous prononcer sur ce texte ?

  • Quelle est votre position sur ce sujet ?

 

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