Les 40 ans de la loi Veil : bougez pour l’IVG

Osez le féminisme 63 et le Planning Familial 653 viendront à la rencontre du public samedi 17 janvier à partir de 14h dans les rues du centre-ville de Clermont-Ferrand, pour informer, échanger et recueillir des témoignages sur l’avortement. Nous ferons également signer la pétition pour que le droit d’avorter soit reconnu et inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

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L’IVG, POUR DES FEMMES LIBRES

L’accès à l’IVG est avant tout une question de liberté fondamentale des femmes. Être libre, c’est pouvoir disposer de son propre corps. Être contrainte d’accueillir dans son ventre un être que l’on n’a pas voulu est une violence physique et psychologique inacceptable.
La possibilité de mettre un terme à une grossesse non désirée en toute sécurité, sans avoir peur pour sa vie, sa santé, ou peur de la prison est donc une avancée des droits et libertés des femmes qu’il faut préserver coûte que coûte.


Le 17 janvier 1975, après plusieurs années de mobilisations de femmes et d’hommes, était votée la loi Veil, qui, en dépénalisant l’avortement, autorisait enfin les femmes françaises à avorter dans des conditions sûres et légales. En 40 ans, ce droit s’est trouvé peu à peu renforcé en France
(allongement du délai, remboursement par la sécurité sociale, suppression de la clause de détresse, etc.), garantissant ainsi le droit des femmes à disposer de leur corps. Pourtant, l’accès à ce droit en France est régulièrement entravé (fermetures de centres IVG ou manifestations anti-choix) et la
généralisation de ce droit dans le monde est loin d’être acquise.


Hélas, à cause des politiques de restructuration de l’hôpital public pour de pures raisons de rentabilité, plus de 100 centres d’IVG ont fermé.


Alors que le droit à l’avortement a été conquis par les femmes françaises il y a bientôt 40 ans, les 220 000 femmes se faisant avorter chaque année ont encore à affronter un véritable parcours de la combattante. Près de 6 000 d’entre elles sont contraintes de se rendre à l’étranger, car elles n’ont
pu trouver de solution à proximité dans les délais légaux. En 10 ans, plus d’une centaine de centres IVG ont fermé en France, et d’autres sont menacés, laissant à prévoir une aggravation de cette situation. De plus, la tarification basse de l’acte d’avortement en fait une activité déficitaire pour les hôpitaux. Elle est abandonnée par de nombreux centres hospitaliers publics : depuis 15 ans plus de 150 centres IVG auraient ainsi fermé. Une offre appauvrie, des délais d’attente longs : l’accès à l’IVG reste difficile d’accès en France.


EUROPE : UN ACCES INEGAL A L’AVORTEMENT


Actuellement en Europe il n’y a pas de position commune sur l’avortement. En décembre 2012, les élus européens ont même rejeté un texte préconisant le droit des femmes à l’avortement et à la contraception, quel que soit leur pays de résidence, et ils ont voté un texte réaffirmant la primauté des États sur des questions comme l’avortement et la contraception.


Dans la majorité des pays européens, l’interruption volontaire de grossesse peut être légalement pratiquée dans les dix à douze premières semaines de grossesse, et jusqu’à 24 semaines au Royaume-Uni. Toutefois le droit de choisir est particulièrement limité pour nombre de nos voisines européennes. Le Planning Familial estime que chaque année ses centres accueillent 1300 femmes étrangères qui sont orientées vers un établissement français.


UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE


Aujourd’hui, dans les pays du monde où le droit à l’IVG n’est pas garanti, des avortements clandestins continuent d’avoir lieu. Toutes les minutes, 40 femmes dans le monde subissent un avortement clandestin. 25% d’entre elles ont entre 15 et 19 ans.


47 000 femmes meurent chaque année dans le monde d’un avortement clandestin.

Face à cette hécatombe, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la Santé a présenté un rapport demandant la dépénalisation totale de l’avortement.


LA PETITION DES FEM
https://secure.avaaz.org/fr/petition/gouvernements_dEurope_Nous_voulons_le_droit_a_lavortement_pour_toutes_les_femmes_dEurope/


Nous demandons que le droit d’avorter soit reconnu et inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.


Toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d'un avortement clandestin dans le monde. Ce sont 47 000 femmes qui décèdent chaque année dans des conditions atroces. Ces femmes vivent dans des pays qui leur refusent l’accès sur et légal à l’avortement, ce droit fondamental à disposer
de leur propre corps.


Ces milliers de femmes ne devraient pas être condamnées à mourir ou à être mutilées pour avoir voulu interrompre une grossesse non désirée.


Certaines de ces femmes vivent des drames juste à côté de nous : Malte, l'Irlande, Chypre ou la Pologne continuent de refuser la libéralisation de l'avortement.


L'Espagne a tenté de revenir sur le droit à l’avortement avant de reculer face à la mobilisation.


Ces inégalités existent parce que l’Union Européenne ne protège ni ne garantit le droit à l’avortement. A la différence d’autres droits fondamentaux, le droit à disposer de son propre corps n’est pas un critère d’entrée dans l’Union et ce droit ne figure pas dans la charte européenne des droits fondamentaux.


Il est urgent que cela change. Nous avons déjà trop attendu.


Nous, femmes et hommes d'Europe, au nom de la liberté et de l’égalité entre femmes et hommes, voulons permettre à chaque femme, quel que soit son âge, son origine ou son niveau social, de vivre librement une maternité choisie et une sexualité épanouie, en lui assurant l’accès à toutes les
méthodes de contraception et à des services sûrs d’avortement.

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Contact : osezlefeminisme63@gmail.com

 


1 FEM : les Féministes en mouvements rassemblent 44 associations féministes françaises qui oeuvrent ensemble pour défendre les droits des
femmes, en France et dans le monde. https://feministesenmouvements.wordpress.com/